Paroisse Saint-Cyriac

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Pour lire le journal  « Au Courant du Lac »

Le Lac Kénogami et St-Cyriac 1825-1924.
En 1928, Cyriac Buckle s’installe au Lac Kénogami. Les premières terres agricoles sont explorées en 1853. Afin de relier le Saguenay au Lac-Saint-Jean, on construit une route en 1868.

De 1866 à 1889, cinq prêtres « missionnaires » se succèdent pour desservir à Cascouia (St-Cyriac). Pour favoriser la célébration du culte à l’automne 1869, on aménage une chapelle. La nomination d’un premier curé résidant à Saint-Cyriac a lieu en août 1889.

En 1897, on procède à la création de la Municipalité de Canton-Kénogami.

En vue du relèvement du Lac-Kénogami, on prépare et on arpente les pourtours de ce même lac dans les années 1900-1922.

Comme la population est de 489 personnes en 1903, on procède à la construction de la chapelle actuelle d’après les plans et devis d’Herménégilde Morin. L’érection canonique de la paroisse Saint-Cyriac a eu lieu le 15 octobre 1921 par Mgr Thomas Labrecque. La paroisse porte le nom de Saint-Cyriac, en raison du nom de Cyriac Buckle qui s’y est établi en 1828.

Le 4 juillet 1923, la commission des Eaux Courantes émet un avis invitant la paroisse à exhumer les corps des deux cimetières de Saint-Cyriac. L’un des cimetières est près de la première chapelle, l’autre, près de l’église. Le 7 novembre, on débute les travaux du transport des corps dans le nouveau cimetière et le 14 décembre, on bénit le nouveau cimetière, placé au Plateau Racine (Pibrac).

Durant cette même année, la construction des barrages est amorcée. Le niveau du lac Kénogami s’élèvera de 29 pieds.

À l’été 1924, l’abbé Joseph Lalancette est nommé curé de Saint-Gérard-Majella à Larouche et dessert la paroisse de Saint-Cyriac. Le tiers de la paroisse de Saint-Cyriac se trouve sur le territoire de Larouche. Le curé Lalancette profite de cet argument pour faire transporter le presbytère de Saint-Cyriac à Larouche. En 2002, la fabrique de Saint-Gérard-Majella se départit du presbytère. Celui-ci est devenu le « Centre international d’exposition de Larouche » (CIEL).

En 1924, le conseil municipal de Lac-Kénogami abandonne ses fonctions.

Le 11 août de même année, c’est autour de la fabrique à abandonner ses fonctions. La chapelle est vendue à un groupe de paroissiens. Toutefois, juridiquement, la paroisse demeure toujours. En 1925, Saint-Cyriac devient une desserte de la paroisse Saint-Dominique.

Le relèvement du Lac Kénogami est complété en 1935.

En 1945, on rouvre la chapelle Saint-Cyriac et elle est remise à l’évêché en 1948.

En 1985, le conseil municipal reprend ses fonctions alors qu’en 1988, c’est autour de l’assemblée de fabrique de reprendre ses fonctions. Le 1er janvier 2002, la municipalité de Lac-Kénogami est fusionnée à Ville Saguenay.

En juin 1996, la paroisse Saint-Cyriac est sous la responsabilité d’une équipe pastorale qui assume également l’animation des paroisses Saint-Dominique et Saint-Raphaël. En janvier 2004, les deux équipes pastorales responsables respectivement de l’animation des unités pastorales Saint-Albert-Le-Grand, Saint-Gérard-Majella et Saint-Georges de même que Saint-Cyriac, Saint-Dominique et Saint-Raphaël s’unissent pour ne former qu’une seule unité pastorale. Le 1er mars 2004, la paroisse Saint-Cyriac fût annexée à la paroisse Saint-Dominique au même titre que les paroisses de Saint-Georges et de Saint-Raphaël.

Le Lac Kénogami regorge de trésors inconnus tels que l’Île aux grands héros, l’Île des sables et la chapelle Saint-Cyriac.

Trésor sur la rive

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Matthieu Tremblay

Le Lac Kénogami regorge de trésors inconnus tels que l’Île aux grands héros, l’Île des sables et la chapelle Saint-Cyriac. Le développement du Lac Kénogami s’est articulé autour de ce bâtiment centenaire qui a su gardé son aspect rustique, mais invitant.

L’été dernier, la communauté s’est réunie pour une corvée de ménage. Il y avait de suie et de poussière un peu partout. C’est  belle preuve de solidarité et de collaboration entre les citoyens et leur chapelle qui s’inscrit dans la dynamique de cette communauté depuis plus d’un siècle.

Cet attachement à cette chapelle remonte à bien loin dans l’histoire. En 1905, le rehaussement du niveau du Lac Kénogami a changé radicalement le paysage du Lac Kénogami, en plus de changer à jamais la mentalité des citoyens. L’économie locale, jusqu’à maintenant essentiellement agricole, deviendra de plus en plus agro-forestière. Ce changement d’économie vient du fait que les terres des agriculteurs ont été inondées, demandant beaucoup de réorganisation.

De plus, ce rehaussement du niveau de l’eau en 1905, et celui 1920, ont obligé le déménagement de la petite chapelle, qui était une maison à laquelle les paroissiens avaient rajouté une sacristie. «Et la nouvelle église, placée au centre du village, réaménagée en fonction des changements économiques qui s’opèrent dans la paroisse, devient le symbole de l’ère forestière,» écrit Louise Cantin, dans sa thèse de maîtrise Le Lac Kénogami et Saint-Cyriac 1825 – 1924 dans sa thèse de maîtrise.

En plus des familles et de l’église qui doivent déménager, un autre problème se pose aux résidents de la paroisse : le cimetière est situé dans une zone qui sera inondée. C’est ainsi que le gouvernement et les compagnies, Compagnie de pulpes de Chicoutimi, Compagnie de pulpes de Jonquière et Compagnie Price, décidèrent de s’engager dans un ambitieux projet : déménager le cimetière. «Je  ne sais pas si c’était une première au Québec, mais les déménagements de cimetières ne doivent pas arriver souvent,» mentionne Martin Tremblay résident du lac Kénogami et agent pastoral pour la paroisse Saint-Cyriac.

Les procédures de déménagement ont duré un an. Le matin du 7 novembre 1923, 42 ouvriers de la Nothern Develpment Compagny, compagnie qui devait déménager les corps, se sont rivés à 80 hommes, armés de pelles et de pioches, sur les terrains de l’église, refusant de céder à la demande de déménagement des corps.

Les compagnies désireuses de hausser le niveau du Lac Kénogami faisaient aussi face à un adversaire de taille : le curé de la paroisse, Léonce Boivin. Celui-ci appuyait les paroissiens dans leurs démarches. La meilleure preuve de son dévouement est qu’il a toujours refusé de bénir le terrain où devait être aménagé le nouveau cimetière. À la demande du premier ministre du Québec, Louis-Alexandre Taschereau, un avocat a été mandaté pour discuter avec Monseigneur Labrecque. Évêque de Chicoutimi, il ne cachait pas son penchant pour les compagnies et le gouvernement et il a profité de l’absence du curé de la paroisse Saint-Cyriac pour faire bénir le futur site du cimetière par le curé de Jonquière.

La chapelle Saint-Cyriac ne peut que séduire, autant par sa beauté que par son histoire. Le paysage est sublime. La petite église blanche qui se dresse sur la petite péninsule de terre avec l’immensité du Lac Kénogami en arrière-plan, c’est tout simplement magique!

Monique Caron est une résidente du lac Kénogami et est membre du comité liturgique. Elle écrit régulièrement dans le journal Au courant du lac.  Dans l’édition du Juin-Juillet 2008, elle a écrit «on dit que c’est qu’une bâtisse…  Je regrette! L’église c’est beaucoup plus qu’un édifice quelconque! Elle a une vie, une histoire, une âme et elle est aussi de notre histoire personnelle. C’est une référence, le cœur de notre communauté.» Elle assure aussi qu’elle n’est  pas «la seule à penser comme ça. Notre église, on l’aime!»

Dans le contexte actuel où il y a des fermetures d’église, des chapelles comme celle de Saint-Cyriac vont devenir de plus en plus en demande. «Les jeunes cherchent de moins en moins à se marier dans des grosses églises. Ils ne choisissent pas nécessairement celle d’où ils proviennent, mais recherche quelque chose de particulier que leurs offrent les petites chapelles,  rajoute Martin Tremblay. Je me suis moi-même marié et fait baptisé mon fils ici (chapelle Saint-Cyriac), alors que je demeurais dans la paroisse voisine.»